Le destin mêle les cartes et nous jouons.

Le destin mêle les cartes et nous jouons.
« L'Homme est comme le personnage d'une pièce qu'il n'a pas écrite lui même. À quoi bon ne pas jouer son rôle ? »



L'empathie me gagne.

J'ai déjà parlé d'empathie sur ce blog. J'ai déjà dit que j'étais trop sensible sur certains sujets. C'est peut-être cette même empathie qui frappe encore aujourd'hui. Pour une raison obscure, lorsque je lis ou que j'entends quelque chose, je me projette immédiatement dans la situation, comme pour la ressentir de l'intérieur. Je ne suis pas une personne rationnelle, contrairement à ce que peuvent laisser penser les apparences. En réalité je suis très intuitive, je ressens les situations et ma réponse est complètement instinctive. Le problème de l'intuition, de l'instinct et de toutes ces choses irrationnelles, c'est que justement, elles sont irrationnelles. Elles ne se contrôlent pas. Elles ne se raisonnent pas. Je ne sais pas si j'ai mal parce que j'imagine les émotions décrites, parce que j'imagine mes émotions dans une situation similaire ou parce que j'imagine la souffrance que je provoquerais en étant coupable dans une situation similaire. Ce qui est etonnant avec l'empathie, c'est que c'est imprevisible, ca frappe sans crier garde et sans aucune explication. Pour ma part je pense que plus qu'imaginer ce que les autres ressentent, il s'agit aussi parfois de se projeter dans ce qu'ils vivent, et donc ce ne serait pas vraiment de l'empathie au sens premier mais plutôt une projection avec tout ce que çela implique, c'est à dire une perception purement subjective des choses. On se projette donc dans une situations et on la ressent avec son propre regard... Imaginer ce qu'éprouvent les autres ça me semble encore trop limité...





Ne souffre que celui qui ignore l'indifférence...

# Posté le samedi 04 avril 2009 14:15

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 17:17

Lorsque la cause est transcendée, toutes les consequences disparaissent.

Lorsque la cause est transcendée, toutes les consequences disparaissent.
« L'amour quand ça vous prend faudrait partir en courant. »



Tu crois au Destin ?

Moi non, pas du tout. Si je croyais au destin, il n'y aurait plus qu'à s'asseoir et à attendre qu'il fasse son oeuvre. Notre avenir, c'est nous qui le forgeons car nous devenons la somme de toutes nos actions. Beaucoup d'actes que nous posons demandent notre responsabilité. Autre chose serait de parler d'impondérables qui nous tombent sur la tête, à la faveur d'une tempête ou d'un tremblement de terre. Dans la vie, nous pouvons distinguer les choses que nous pouvons utilement changer et celles que nous ne pouvons pas changer, nous espérons avoir la sagesse d'en connaître la différence. L'avenir c'est celui en qui tu crois. On peut changer l'avenir grâce à l'attitude que l'on a face à celui qu'on affronte chaque jour. Qui se trouve être soi -même.




Il n'y a pas de hasard. Il n'y a que ce qui doit arriver et qui, à cause de nous, arrive ou n'arrive pas...

# Posté le lundi 15 juin 2009 14:29

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 17:16

Il y a des paroles qui portent plus loin que le vent.

Il y a des paroles qui portent plus loin que le vent.
« Ce que la voix peut cacher, le regard le livre. »



Le poids des mots.

Le rapport entre les mots, que ce soient des suites de sons ou des suites de lettres et ce qu'ils représentent est purement arbitraire. C'est juste le résultat d'une convention entre les gens pour se comprendre. Sauf que parfois les mots ont un sens plus profond pour une personne que pour un dictionnaire. Par exemple les mots branlette ou pipe appartiennent à un niveau de langue grossier, voire vulgaire. Mais qu'en est-il de l'activité qu'ils désignent ? Et pour leurs équivalents plus châtiés, comme masturbation ou fellation, sont-ils vraiment équivalents ? Je ne sais pas si ma perception de ces deux premiers mots, qui me semble bizarre, est largement partagée ou si c'est le résultat d'y avoir été confrontée trop tôt. Pour moi, la réalité que ces mots représentent est vulgaire, grossière, désagréable et sale. C'est le genre de choses que font les actrices porno, le genre de choses que font les prostituées séropositives qui n'ont pas d'autre moyen de rassembler assez d'argent pour acheter leur dose, le genre de réalité qui est à des années-lumière de tout ce que j'ai pu vivre. Pourtant, ces mots désignent concretement et simplement des activités humaines, sans aucun contexte. N'est-ce pas surprenant que les mêmes mots arrivent à désigner à la fois une réalité aussi glauque et aussi formidable ? Je crois que j'ai été trop longtemps confrontée uniquement à la version glauque, qui du coup s'est imprimée dans ma conception de ces mots. J'ai aussi remarqué que ça marchait dans l'autre sens. J'étais en train d'écouter une conversation où il était question d'un article ou d'un numéro spécial d'un magazine féminin qui parlait des positions qui donnent le plus de plaisir aux femmes, comparé aux positions préférées et/ou pratiquées. Pour une raison obscure, ça fait partie pour moi de la réalité glauque. Mais celle qui en parlait utilisait l'expression faire l'amour pour désigner cet acte dont on cherchait optimiser le plaisir personnel et égoïste. Et ça a fait le même choc, parce que pour moi faire l'amour, c'est justement tout mignon, magique et merveilleux, peut-être à cause du mot amour dedans ? Bref, j'ai manifestement un problème avec le sex, et aussi un problème avec le langage, mais ça je le savais déjà par ailleurs. Je ne sais pas si je serai "normale" un jour, en tout cas la route est longue...




Les mots peuvent assassiner tout autant que les armes...

# Posté le lundi 03 août 2009 11:01

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 17:15

Les larmes prouvent leur amour mais n'apportent pas leur remède.

Les larmes prouvent leur amour mais n'apportent pas leur remède.
« Sans la tendresse l'amour ne serait rien. »



S'aimer pour être aimée.

Je ne semble pas vivre le célibat comme une situation définitive. Au contraire, je l'imagine plutôt comme l'opportunité d'amplifier la communication avec mon univers intérieur car j'ai envie de puiser en moi toutes les ressources nécessaires à mon épanouissement. Il est possible qu'une difficulté sentimentale soit à l'origine de cette décision. Peut-être ai-je vécu récemment une rupture, un échec, des incompréhensions amoureuses qui m'ont interpellé ? Ai-je alors pris conscience que mes déboires répétés ne sont pas dus au hasard mais qu'ils sont les signaux révélateurs d'un frein ? À moi de le repérer pour me libérer du passé et m'enrichir. Mais il est souvent compliqué et douloureux de se dégager des anciens schémas. Pourtant, il me serait sûrement profitable de comprendre que, lors de chaque rencontre, on rejoue souvent des scènes que l'on a vécu auparavant avec des proches qui nous ont parfois déçus. Le temps du célibat peut donc s'avérer bénéfique pour m'aider à me défaire de ces liens. De plus, il me permet d'aller ensuite à la découverte de situations inédites avec de nouvelles personnes. Ainsi cette recherche sur moi-même me conduira vers l'émergence de mon véritable moi. Du moins je l'espère...



Si tu veux que quelqu'un n'existe plus, cesse de le regarder...

# Posté le samedi 22 août 2009 18:33

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 17:12

Tombe et relève-toi c'est de cette façon que tu apprendras.

Tombe et relève-toi c’est de cette façon que tu apprendras.
« Prudence n'est que l'eupmisme de peur. »



Jouer à la limite du possible.

La vie manquerait vraiment de charme si je ne prenais de temps en temps quelques risques, même dans le domaine amoureux. Les parcours tracés d'avance et bien rectilignes m'ennuient. J'aime égayer mon quotidien avec un peu de fantaisie. Je suis sensible au charme des gens que je rencontre, je ne m'interdis pas d'y succomber même lorsque je sais que cela peut poser problème. Il ne s'agit pas de multiplier les aventures pour autant, mais de vivre les yeux ouverts en profitant des moments agréables, quittes à éveiller parfois quelques soupçons. Bien sûr, de temps en temps, je suis à deux doigts de vivre des situations un peu scabreuses qui pourraient me jouer de mauvais tours. Mais en général, au moment où je sens le danger trop proche, je m'éloigne le plus vite possible. J'ai besoin de ces moments exaltants où je me laisse doucement glisser sur une pente dangereuse, avec la sensation de faire des choses un peu interdites pour me donner l'illusion que la vie peut être légèrement amusante. Ce qu'elle n'est peut-être pas assez souvent à mon goût. Alors pour me distraire, je m'octroie de temps à autre une jolie récréation...



Le seul péché est de ne pas se risquer pour vivre son désir...

# Posté le vendredi 28 août 2009 14:42

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 17:10